Le syndicat demande la conciliation pour faire avancer les négociations du personnel de soutien de McGill
17 février 2026
MUNACA, une section locale de l’AFPC-Québec qui représente près de 2 000 membres du personnel de soutien de l’Université McGill, a déposé vendredi dernier une demande de conciliation auprès du ministère du Travail du Québec. Cette démarche vise à accélérer les discussions et à parvenir à une entente.
Trois enjeux prioritaires
La convention collective de MUNACA a expiré le 31 mai 2024, et malgré une trentaine de rencontres avec l’employeur, les progrès demeurent très limités et la majorité des sujets restent à régler. Les priorités suivantes demeurent au cœur des échanges :
- des salaires qui suivent le coût de la vie, afin de protéger le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs;
- la sécurité d’emploi – le syndicat se préoccupe vivement des mises à pied et de l’abolition de postes;
- réduire la précarité – le syndicat s’inquiète du recours de plus en plus fréquent aux contrats, une pratique qui fragilise les conditions de travail.
Une volonté de régler ces questions avec des solutions concrètes
« La richesse accaparée par une poignée de dirigeants universitaires n’est pas une raison de nous appauvrir », déclare Dino Dutz, président de MUNACA. « Nous réaffirmons notre volonté de parvenir à une entente juste et durable, en misant sur la conciliation pour rapprocher nos positions et trouver des solutions qui aideront à améliorer les conditions de travail et de vie de nos membres. »
Des renseignements publics ont récemment mis en lumière la rémunération de certains cadres universitaires du Québec, qui profitent d’importantes augmentations. Soulignons que cinq des dix cadres universitaires de la province les mieux rémunérées travaillent pour McGill.
« Les membres de MUNACA méritent considération et respect », ajoute Sébastien Paquette, vice-président exécutif régional de l’AFPC-Québec. « Nous sommes là pour les aider à faire comprendre à McGill qu’il faut que ça bouge rapidement et que la patience a atteint ses limites. »
